Spécial dédicace à Henriette ( rapport à son courrier )
Allons monsieur, que vous ai-je fait ?
Pourquoi ce silence pesant et ces yeux réprobateurs ?
Il faut monsieur, que je vous explique quelque chose :
Chez moi, on peut penser librement
Ne me rendez pas coupable
De vos remords misérables
Laissez votre culpabilité dans l’entrée
Et votre auréole au vestiaire
Nous ne sommes pas dupes
Nul n’est parfait sur cette terre
Chez moi, tout le monde a ses idées
Mais personne ne juge personne
Ne vous leurrez pas, votre malaise n’est pas le nôtre
Et vos pulsions noires, et vos désirs inavoués transpirent sous votre morale
Si je n’ai pas peur du jugement divin
Croyez vous monsieur que pour vos beaux yeux
Je vais me dénaturer ?
Non, je préfère vous dire adieu !
Chez moi, tout le monde a sa place
Ceux qui sont ici n’ont d’interêt que leur bien-être
Et l’assurance de pouvoir parler librement
Sans avoir la vindicte qu’un quelconque moralisateur
Alors, ne me rendez pas coupable
De vos remords misérables
Repartez avec votre culpabilité
Coiffez votre auréole
Et allez moraliser ailleurs !