Prélude au voyage

Publié le par Milène se déchaîne

Un jour fatigués de nous même et des autres

Partir sur un vieux cargo déglingué direction Cuba

Sans idée de retour et surtout sans croire au paradis

Traîner avec toi sans but dans les rues de la Havane

Conduire une vieille Pontiac en longeant les golfes

Dans le plus vieil hôtel de la ville s’asseoir

Et écouter un vieux joueur de piano fatigué

Et s’attendre à tout car tout peut arriver

Même rencontrer Lavilliers qui sait ?

Parler avec ces gens qui ne rêvent que de partir

Quand on ne rêve que de rester quelle ironie !

S’arrêter, assoiffés et humides dans un rade délabré

Où depuis longtemps les mouches ont pris leurs quartiers

Se désaltérer à coup de Cachaça et de Cuba Libre

Refaire le monde avec toi jusqu’à l’aube

Vibrer ensemble des mêmes beautés

S’asseoir sous un porche dans une rue désuète

Rêver devant les couples lascifs danseurs de Salsa

Innocents diaboliques qui vous échauffent les sangs

Leur cuisse nue avançant et reculant un pas de Rumba

Simulant ce que pourrait être une nuit dans leurs draps

Et puis bénir la pluie tropicale, violente et hurlante

Courir se réfugier dans notre vieille baraque en taule

Et faire l’amour dans le fracas de l’orage

Puis s’endormir épuisés, bercés par ce vieux ventilateur

Suspendu là depuis des siècles à bercer les amants de Cuba…

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Publié dans Rimes vers la prose

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H
Pas génant...Depuis que j'ai pas vu un barbu.peut etre bien que le danger serait pour eux !
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M
<br /> De toute façon, il faudra bien gagner notre traversée alors...<br /> <br /> <br />
H
Je viens aussi..juste de temps de virer mon tee-shirt du Ché et de retrouver mon passeport...<br /> On part longtemps ?
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M
<br /> Si tu viens avec moi c'est pas sûr qu'il y aura un retour pasque je pourrais peut-être te vendre à des matelots barbus qui n'ont pas vu de femmes depuis six mois!<br /> <br /> <br />
S
ok, j'arrive.<br /> <br /> (par contre, on sera rentré pour le diner ou je demande à ma femme de me garder un peu de gratin de courgettes ?)
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M
<br /> Elle peut venir avec nous si elle veut, plus on est de fous plus on rit!<br /> <br /> <br />
J
He he... vu que je ne jure que par Haïti, je suis le plus faux cul qui soit... ;)
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M
<br /> Oui pis il y a des problèmes autrement plus grave que la pauvreté. Tiens par exemple cet été en espagne, il y avait pénurie de taps et de sangrias!<br /> <br /> <br />
J
Cuba ? Ah ! J’ai adoré !<br /> Mais... comment dire ?<br /> Jamais vu autant de putes au mètre carré.<br /> Les plus belles plages sont interdites <br /> aux Cubains. Les grands hôtels aussi.<br /> Internet est limité, <br /> même dans les facs.<br /> « Parler avec ces gens qui ne rêvent que de partir <br /> Quand on ne rêve que de rester quelle ironie ! »<br /> Ça, c’est bien vu et c’est bien dit !<br /> Comme tout le reste, d’ailleurs.<br /> Pour ma part, je n’y ai pas boudé mon plaisir, <br /> mais je pouvais pas ignorer les malheurs…<br /> Bon, au moins, pas de Lavilliers dans les parages,<br /> ç’aurait parachever leur naufrage :<br /> ils ont besoin de liberté,<br /> pas de baroudeurs "à moitié"…<br /> <br /> Et si je fais du mauvais esprit,<br /> c’est que ce texte me séduit. ;)
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M
<br /> C'est comme le Gabon, je n'y ai pas boudé mon plaisir même quand sur une plage paradisiaque je ne pouvais que contempler des cargos échoués au large, rouillés, des pétroliers qui sillonaient et une<br /> dictature en place. Mais ne pas y aller, est-ce que c'est les aider? Le thème du voyage surtout pour un auteur est trop inspirant pour se poser trop de questions donc à bientôt Cuba pour moi!<br /> <br /> <br />