Essai poétique

Publié le par Milène se déchaîne

Mon vice et ma vertu

 

 

 

Dans les relents de ton parfum                         

Sur ma peau veloutée

Je puise en moi des souvenirs

De ta peau cuivrée et satinée

 

Dans la griffure de ton image

J’écorche ma cicatrice

Pour avoir une trace de toi

Toi, la fleur de rocaille

Qui pousse et croit au milieu de rien

Que rien n’empêche de vivre

Ni de respirer.

 

Toi, les yeux noirs qui cherchent

Une réponse dans mon ciel

Qui draguent le fond du marais

A la recherche d’une preuve

 

Les diables et les anges

Ne font qu’un

Ne font que vice et vertu

Ils se croisent, désinvoltes

S’étant reconnus bien sûr

Et l’air de rien, se donnent tout

 

Je rêve de soleil qui me déchire

Je veux que tintent tes bracelets

Négligemment dans le vent d’été

L’or, l’argent, le cuivre je veux

Qu’ils sonnent lorsque tu marches

Je veux qu’ils résonnent au rythme de tes hanches

Je veux qu’ils rendent fou

Le plus sage des hommes

Je veux qu’il espère

Des nuits endiablées

 

Je veux contempler ta cruauté

Je veux voir ta laideur dénuder ta beauté

Et rejeter tes cheveux de jais

A la face des imprudents

Croyant te dompter

Comme ils croient dompter un cheval sauvage

Ironie ! Qui les piétinera pour sa liberté

Les moutons sont faits pour être mangés

Les lions pour tuer

Les chevaux pour courir

Et toi pour aimer

 

Fées, sorcières et magiciennes

Mangent depuis toujours

A la grande table

Aux autres ne laissent que des miettes

Pour se substanter

Des miettes qu’ils contemplent

Comme des reliques sacrées

 

Ainsi fût Jésus

Moins prophète que charmeur

Moins Dieu que Diable

La preuve, nous en parlons encore

 

Ainsi vivent les purs

N’ayant conscience ni du bien ni du mal

Seulement de leur plaisir.

 

 

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Publié dans Rimes vers la prose

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S
Jésus, le fils du patron de "Joseph Charpentes S.A.R.L." à Nazareth-sur-Miracle ?
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