Essai poétique

Publié le par Milène se déchaîne

POESIE PARANOIA-CRITIQUE

 

 

Cages brisées à l’armagnac

Chaînons de verre et d’asphalte

Drap de béton en grenadine

Subjonctif en fleur de rocaille

 

Que ne suis-je qu’un batracien ?

 

Il faut anticiper l’anticipation

Et tuer les grues, ces volatiles de malheur

Roulez vous par terre, poussez des cris stridents

Chez le dentiste

 

Ô denteresque moudjahiddin

Ô hérétique estomac qui s’inflige à lui-même

Un gavage inhumain

Ô carry de porc au dessus des lois, au dessus de Dieu

 

Je t’enterrerai vivant au Panthéon

 

Poils de chat partout dans l’espace

Anémie pernicieuse de ma pensée grotesque

Sortez vos haillons, chaussez vos bottines

De trois lieux et demi

 

Agitez vos bras en tous sens

 

Ma pensée est une pince à linge torturée

Qui crie famine

« Des livres, de la solitude et des livres… »

Travail, bonbon, croûte

Travail, passoire, anus

Prout horribilus à la théorie de l’effort

 

Ô chicorée de pot belge

Que ne m’as-tu trahie ?

En votant pour Chirac !

Alléluia, j’ai vu la dent de Dieu dans mon eau de vaisselle

Tout va bien, c’est insupportable

Je ne peux plus supporter le calendrier romain

Le grand ZA de l’aide touristique

M’a pété en pleine gueule

La pluie vacille et se tord de rire

Ce qui à mon sens

Annonce quelque chose de pas très catholique

 

Printemps anorexique

Eté boulimique

Automne à l’huile

Hiver strasbourgeois

 

A vous je préfère le noir

Absolu de ma bouche dégoût

 

Blancs en neige

Noirs de noirs

Jaunes cocus

Rouges carmin

 

A vous je préfère la médiocre compagnie

De moi-même

 

Je me donne toujours raison

Je me fais des compliments non mérités

Je me dis que j’ai encore minci

Je me donne toujours vingt ans

Je suis Dieu

 

Allez nazillons en habit de diablesse, cassez vous

Avant que je vous botte le train !

 

Mes objets préférés par ordre décroissant :

- La râpe cadran solaire

- La boulette de rejet de la chouette hulotte

- Mon oiseau boule de pétanque

- Ma bague en uranium

- Ma poupée valencienne

 

Encore ! Dieu que j’aime me lire !

Le rythme est là, c’est ma musique intérieure qui s’exprime

C’est mon moi de naissance qui écrit

Je ne cherche pas à faire de la littérature

Ni à plaire d’ailleurs

Je me vomis mentalement vu que je n’aime pas

Vomir physiquement.

Pendant que j’écris, je n’existe plus, le néant

Source de tout, s’empare de moi, se sert de moi

Pour exprimer le chaos.

 

 

 

 

 

 

 

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Publié dans Rimes vers la prose

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