La vie de Marie ( ch.27)

Publié le par Milène se déchaîne

                                         CHAPITRE  27

 

 

 

Ce matin là, je me réveillais de bonne humeur. Pas une ombre sur mon visage ni dans mes rêves de la nuit.

Narcissia et moi avions partagé un petit déjeuner plein de bonne humeur comme cela n’était que rarement arrivé. Tout semblait glisser, naturel et gai.

Ma sœur, qui n’était pourtant pas du genre à se négliger du point de vue vestimentaire avait vraiment fait fort pour aller chercher Manolo à l’aéroport.

Etait-ce le fait d’être enceinte si elle irradiait autant que ce matin là ou bien était-ce le teint d’une femme amoureuse tout simplement ?

Je la regardai s’éloigner jusqu’à la voiture de sa démarche de top model en l’imaginant retrouver son vilain nabot moustachu à Roissy. Même lui aurait un choc de la voir si belle et après un mois de séparation…

Je croisai les doigts en espérant qu’il ne reparte pas sans elle ! Elle était capable de déclencher une dispute pour une des raisons futiles et superficielles qu’elle seule était capable de tourner en drame national.

La voir ainsi m’avait donné moi aussi envie d’être belle et d’être de nouveau satisfaite de mon reflet dans le miroir, c’était plutôt bon signe.

Je commençais par ailleurs à ne plus penser à Pierrick avec nostalgie mais avec colère. Deuxième bon signe.

 

Je squattai la salle de bain pendant un bon moment abusant des gommages, masques et crèmes hors de prix de Narcissia puis j’allais fureter dans sa penderie à la recherche d’une ou deux pièces originales. Mon choix se porta sur un jean moulant de grand couturier et une magnifique paire de bottes en python. Je relevais mes cheveux en chignon négligé à la Bardot et me maquillai beaucoup plus qu’à l’accoutumée. Le résultat était vraiment rock’n’ roll : on eut dit une autre Marie !

Ainsi parée, le cœur léger, je m’attelai à la préparation de la fête que Narcissia m’avait demandé de lui organiser pour l’arrivée de Manolo. Elle ne voulait pas se retrouver en tête à tête avec lui ce soir là.

Louisa, à qui j’avais demandé la permission s’était montrée moyennement enthousiaste à l’idée d’accueillir sous son toit «  l’immonde salaud, la bête sauvage qui avait jeté ma sœur à la rue » cependant elle serait bien là et chose exceptionnelle, accompagnée de ses amies que je ne connaissais pas.

Ma sœur se chargerait de joindre ses amis et libre à moi d’inviter qui je voulais mais qui inviter ?

Des collègues ? Je n’en avais plus. Des amis ? Je n’en avais pas ? Un mec ? Encore moins !

Tout à coup, je pensai à Stanislas. Il venait de revenir, ça lui ferait sûrement plaisir de venir à une fête et ça me donnerait l’occasion de mieux le connaître.

 

Il m’ouvrit la porte à la troisième sonnerie, l’air embué, et se frottant les yeux. J’avais du le réveiller.

- Oh, Stanislas, je suis désolée, je t’ai réveillé. C’est vrai qu’il n’est que neuf heures…

- Marie ! Excuse moi, je ne t’avais pas reconnue habillée et maquillée comme ça ! Ça te va bien. Tu veux entrer ?

- Non, non. Je voulais juste t’inviter à une fête que Narcissia donne ce soir et si tu veux amener quelques amis, n’hésite pas !

Il s’appuya contre le chambranle de la porte, alluma une cigarette et me regarda bizarrement. A quoi pensait-il exactement ?

Je me sentis mal à l’aise tout à coup. La dernière fois qu’on s’était vus, il m’avait gentiment invité chez ses proches amis à la campagne pour me remonter le moral, sans chercher à profiter de la situation et j’avais été limite odieuse…

- Alors tu viendras ? insistais-je pour le sortir de sa rêverie.

- Hum, je viendrais mais, c’est pour une occasion particulière ?

- Eh bien, j’espère que c’est pour le départ de Narcissia… Je t’expliquerais.

Il me sourit enfin.

- Bah écoute, si on ne fête pas le départ de ta sœur, on fêtera le mien.

- Tu pars ? demandais-je.

- En fait, on part roder l’album qu’on a fini d’enregistrer hier. On part le roder en Amérique du sud pendant au moins six mois, une fantaisie du producteur…

- Ah… Bon et bien à ce soir alors…

Je repartis vers la maison avec une drôle d’impression qui me contraria. Etait-ce cette façon nonchalante qu’il avait eu de ma parler où est-ce que définitivement quelque chose chez lui me portait sur les nerfs ?

Toujours est-il que je me sentis triste tout à coup.

Tout le monde allait partir et moi, qu’est-ce que j’allais devenir ?

                              

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H
dit pas des trucs pareils malheureuse..tu veux flinguer ma reputation ?
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H
ben elle nous emmerde pas...vu qu'elle a déjà la tenue de groupie..et qu'elle a pas de job ni de mec..elle a qu'a le suivre !
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M
<br /> Ah je crois que sous ses airs rudes notre Henriette est une véritable fleur bleue...<br /> <br /> <br />