Samedi 21 avril 2012 6 21 /04 /Avr /2012 09:20

Le début, c'était par là: link

 

Y’m’revient par moments des sueurs froides dans l’estomac et je flageole des orteils quand j’repense à la branche dissidente des Kwaller, celle-là qu’on écrit Kwaller qu’avec un seul « L », ce qui fait Kwaler en gros. Les Kwaler avec un seul « L », c’est ceux d’chez nous d’auparavant qui sont migrés à une dizaine de miles de Killtown, au moment d’la guerre de sécession de 1945 pasqu’y avaient peur des japonais. Faut dire que les Kwaler, z’ont osé passer les rapides infranchissables de la Barjot River pour voir si les vaches étaient plus vertes de l’autre côté des NegroHills.

Bref, celle dont que je voulais vous causer par là-dessous, c’est ma cousine par inadvertance, Betty Sue Kwaler.

Betty Sue, c’t’une sacrée bourrique ! C’est comme une carie qui vous boufferait les dents à la vitesse eu d’l’éclair. Pire, comme un puma à pattes noires qui vous dévorerait les couilles d’un coup d’ratiche…

Elle était gentille pourtant Betty Sue…

Jusqu’à l’âge d’une dizaine d’années, c’était comme un ange qu’on voit dans les catalogues des abattoirs Sickmeal&Brothers. Bon, du fait qu’elle était belle comme une star de Hollywood, elle est pas restée pure bien longtemps la môme !

A la puberté adolescente de ses onze ans, elle a commencé à faire causer d’elle. On n’y peut rien : dans l’marais, on trouve toujours du monde pour vous faire la conversation, même quand vous avez pas envie d’parler…

Faut dire qu’la p’tite fille, elle en avait d’la conversation. Surtout quand elle parlait pas et qu’elle était de dos !

Un pétard du middle west comme on n’en voit plus qu’à Brooklyn Texas sacré vingt diou !

Y se dit que le Pasteur Johnny Croogflare l’aurait sermonnée d’un peu trop près dans le bois de Dogtown, pour la r’mettre dans l’droit chemin. On n’a jamais vraiment su c’qui s’était passé vu que, quand on a voulu l’pendre pour sauver son âme, le pasteur pouvait pu parler à cause qu’il avait la bouche pleine de ses couilles et qu’il avait été à moitié dévoré par les castors cendrés.

Betty Sue… Oh, Gogh, j’donnerais jusqu’à mon dernier cent pour la r’voir se baigner nue dans la BurgerKingRiver, nue comme au jour de sa naissance, parole !

Bien sûr, j’pourrais pas, vu qu’elle m’a crevé les yeux à coup d’galets pour avoir fait ça ! Héhé, sacré beau brin de fille mais un caractère de chacal hein ?

Le cul d’Betty, c’est la dernière chose que j’ai vu de c’monde avant d’attraper la cécité. Bô, j’me plains pas, y’a pire : ce s’rait d’être aveugle d’naissance et d’avoir jamais vu l’cul de Betty Sue !

Et pis, ça s’est jamais vu qu’j’voyais pu des yeux pasqu’au final, j’en ai pas tant besoin qu’ça d’mes globes visuels pour travailler ! J’suis convoyeur d’nitroglycérine chauffeur scolaire pour la MurderCompany. Les mômes m’aiment bien et mes chevaux connaissent bien la route… Mais bon, revenons-y au sujet qui nous intéresse, Betty Sue.

A c’qui s’dit, elle aurait été mariée et veuve le même jour, pour preuve qu’elle portait encore sa robe blanche immaculée conception quand son mari est mort.

Enfin, ça c’est c’qu’a raconté le pasteur BuffaloGrill Kwaller qu’est aussi de not famille mais plus du côté de la branche européenne de la famille ; du côté de Sydney Australie, voyez d’où que j’vous cause ?

Lui aussi a été prêcher la bonne parole du côté de ChickenRibs après qu’il a été chassé du marais par not grand-père, DiggerOneFinger Kwaller pour une histoire de trafique de fayots en boites.

Bref, y nous a dit comme ça que Betty Sue, c’était devenu un personnage important du PigDistrict. Elle conduisait même une voiture ! Une Cadillac a double essieu dimensionnel, avec vitres blindées traités anti-moucherons et, cerise sur le gâteau, pédale de frein ! Aussi vrai que j’vois pu des deux yeux !

Une automatique de 1899 à boite de vitesses et à traction arrière, un vrai bijou parait… La réussite sur toute la ligne s’vous voulez mon idée que j’vous donne !

Elle aurait fait fortune dans l’veuvage après avoir été mariée à une certain J.R.Ewing qu’aurait migré du Texas Californie pour v’nir s’installer dans l’Dakota du Sud, entre ChickenToastMixedCity et FrogFuckedFrenchTown.

Une vraie vérole à c’qu’on raconte, mais riche comme Jésus.

L’aurait convoité Betty Sue dans l’bar où qu’elle travaillait comme gauffrière-démineuse-éleveuse de chiens de prairie de combat !

Malheureusement l’Ewing, il avait pas l’don avec les animaux.

Les chiens de prairie de Betty Sue l’ont bouffé jusqu’au trognon. On a juste retrouvé ses dents en or dans l’enclos !

Elle se serait même remariée après un temps de veuvage de 24 heures conventionné dans l’marais pasque quand même, y faut respecter ce genre de politesse ; on est pas des sauvages tout de même !

C’t’ait un jeune blanc-bec du nom de Tim Kwaler, âgé de 14 ans. Y se dit même que ce serait son frère de éloigné, issu de cousins germano-prussien mais, vous savez c’que c’est les mauvaises langues dans un p’tit pays !

Les Kwaller, c’est un nom couru par ici-bas. Y’a pas moins de 1300 Kwaller dans tout le district pour une moyenne de 1300 habitants au bas mot !

Bon, nous on sait que c’est pas son frère mais plus surement son gosse qu’elle avait abandonné dans les marais pasqu’elle voulait se marier vierge d’vant l’Seigneur tout puissant…

On peut pas lui jeter la pierre, pasque par chez nous, la vertu d’une demoiselle c’t’aussi important qu’la gnôle frelatée. Enfin, le gosse avait été recueilli par RonaldMacDonald, trappeur de son état qui lui a appris tout c’qui savait, c’t’à dire rien.

Bon, c’pas que j’m’ennuie mais y paraitrait qu’Betty Sue veut revenir passer ses vieux jours par chez nous alors j’m’en vais aller m’baigner et m’savonner dans la Barjot River au cas où qu’elle ait des envies de m’rendre une visite de politesse…

Par Milène se déchaîne - Publié dans : Les défis à la con pour désoeuvrés - Communauté : L'Essaim d'Esprits
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Mardi 3 avril 2012 2 03 /04 /Avr /2012 13:41

 

- Docteur, je crois que mo n mari fait une dépression. Il lit du Guillaume Musso en écoutant « Bretonne » de Nolwenn Leroy…

- Je suis dans tous mes états… Sopal, ma petite bonne philippine a porté plainte contre moi ! Vous vous rendez compte de l’ingratitude des gens ? Je venais juste de lui rendre son passeport et lui installer la télé dans la cave !

- Oui, nos voisins, les Leduc-Dupont sont ruinés ! Ah, plus besoin de leur dire bonjour à ces parvenus !

- Je vous soupçonne d’être coprophage Edmond… C’est pas humain de puer autant de la gueule !

- Vous, vous avez déniché une bonne affaire Luc-Henri ? Allons, laissez-moi rire ! Vous n’avez jamais trouvé mon clitoris en vingt ans de mariage !

- Non Salomon, même discrètement, ça ne se fait pas de se gratter le cul avec les couverts en argent de nos hôtes !

- Alors Marie-Becassine, quand me faites vous visiter ce sublime appartement que vous venez d’acheter ? Ah, nous y sommes…

- Felix, je crois que Papi est fétichiste de la chaussure. Je l’ai trouvé ce matin avec mes escarpins dans le cul. Et pas n’importe lesquels ! Mes Louboutin collectors ! Il a vraiment des goûts de luxe !

- Vous pourriez arrêter de me regarder dans les yeux quand vous me baisez Charles, ça me donne des aigreurs dans l’œsophage !

- Ah, ne venez pas vous plaindre Louis-Arnaud ! Je vous avais prévenu de ne pas faire votre yoga tout nu à côté du barbecue ! Heureusement qu’on a fait congeler votre sperme !

- Oui Catherine, l’abbé a mal supporté sa coloscopie ! Il comprend surement mieux ce qu’il fait subir à sa classe de catéchisme ! Sans parler que Dimanche, en plein office, il a chié sur le parvis de l’église !

- Allons donc Papy, ça vous fait bander de manger de la raclette maintenant !

- Jean-Philippe, vite ! Rangez le Château Yquem ! Le ministre s’est décommandé !

- Depuis que je prends des cours de cuisine africaine avec Mamadou, j’ai vraiment le cul dilaté, c’est une horreur !

- Ne m’en parlez pas ! Alzheimer c’est vraiment une terrible maladie. Ma belle-mère a tiré à bout portant sur le facteur qu’elle a pris pour un SS !

- Charles-Edouard, votre grand-mère a bouffé votre morceau de chite qu’elle a pris pour du chocolat ! Elle a grimpé tout en haut du grand chêne et elle refuse de redescendre !

- Ça fait plus d’un mois que grand-père est parti aux champignons !

- DSK, inspiré par le succès de Stéphane Hessel est actuellement en train d’écrire un petit livre. On ne sait pas encore si le titre choisi, « Enculez-vous » sera retenu…

- Finalement, le squelette de vache qu’on avait retrouvé au fond du parc, et bien ce n’était pas une vache ! C’était Tante Adélaïde, celle qu’on croyait partie aux States !

- On a remarqué un phénomène étrange dans le show-biz. Il semblerait qu’un corbeau niche sur le crâne de Dick Rivers !

- Antoinette, ce n’est pas votre bébé là au fond de la piscine ? Qu’est-ce que je vous avais dit sur les alarmes anti-noyades chinoises ?

- Qui est cette affreuse grosse dame qui joue au croquet ? Ah, c’est votre épouse ? Celle qui était sublime et qui a fait Science Po ? Ah, autant pour moi…

- Victor, je sais que vous vous intéressez à l’islam depuis quelques temps mais si vous ne retirez pas ce mouton de mon dressing, je vous dénonce à Claude Guéant !

Par Milène se déchaîne - Publié dans : Les pensées à la noix - Communauté : L'Essaim d'Esprits
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Jeudi 29 mars 2012 4 29 /03 /Mars /2012 17:10

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Par Milène se déchaîne - Publié dans : L'actualité selon Milène - Communauté : L'Essaim d'Esprits
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Jeudi 22 mars 2012 4 22 /03 /Mars /2012 11:32

 

" Elle croyait avoir trouvé l'amour. Elle avait seulement croisé Alexandre Kouzmov..."

 

Par Milène se déchaîne - Publié dans : L'actualité selon Milène - Communauté : L'Essaim d'Esprits
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Mardi 18 octobre 2011 2 18 /10 /Oct /2011 11:55

Mon cousin c’était un poète. A sa façon. Quand il causait, il avait un débit rapide. Il causait aussi vite qu’il buvait.

Fallait pas l’interrompre. Ni quand il buvait. Ni quand il causait. Ça le contrariait.

Quand il déclamait sa prose au bistrot, il le faisait pas en alexandrins pour sûr. Y’avait pas de mise en forme. Pas de parenthèses ni de virgules, seulement des poings. Sur les i ou sur les trognes quand il était inspiré.

Il avait disons, la plaisanterie à sens unique.

Y’en a un qui s’en souvient encore si on peut dire c’est le Marcelin qu’est connu pour être aussi pertinent qu’un bulot mort et aussi lourdingue qu’un VRP de province alors qu’il a jamais travaillé. Bref, ce simplet, un soir qu’il avait dépensé tout son RSA dans la journée pour les bonnes œuvres de la maison Ricard, avait insisté un peu lourdement sur le fait qu’il honorerait bien la femme de mon cousin même si tout le monde savait que c’était que du vent vu qu’il s’était fait bouffer les couilles par son pitbull. Faut dire qu’il était irradié du bulbe car la femme de mon cousin ressemblait plus à un poilu revenu du front qu’à Brigitte Bardot. Et puis elle était aussi tendre qu’un tank allemand mais c’était la femme de mon cousin. Point barre. Il fallait pas y manquer de respect, y’avait que lui qu’avait le droit de se foutre de sa gueule et de lui péter les dents quand ça lui chantait. Question d’éducation.

Il était comme ça le cousin : fallait toucher ni à Olga, ni à Laura, respectivement sa chienne et sa femme.

Bref, il a arrêté de causer le cousin ce qu’était pas un signe annonciateur de paix dans le monde quand on le connaît.

Pour ceux des clients qui connaissaient sa façon de débattre, ils ont filé comme des lapins pris dans les phares d’une voiture. Pour d’autres, ils ont eu un truc super urgent à faire genre aller acheter des yaourts à la supérette.

Restaient deux ou trois inconscients trop bourrés pour comprendre que l’heure était grave.

Le bistrotier qu’était aussi sobre qu’un curé de campagne après la messe eut comme un sursaut de clairvoyance et bafouilla à l’attention du cousin

- René, il sait pas c’qui dit c’t’andouille ! On voit bien qu’y connait pas ta femme sinon il dirait pas ça !

Il regretta immédiatement mais trop tardivement cette parole malheureuse quand le cousin vida son godet cul sec. Il pensa qu’il aurait dû naître muet mais bon vu qu’il était déjà cul de jatte il se dit qu’on pouvait pas tout avoir dans la vie.

Le cousin, on aurait dit un taureau qu’aurait mangé des amphétamines au piment alors le patron commença à mettre sa verroterie à l’abri.

Seul le principal intéressé continuait à pérorer sans se rendre compte de rien.

- Ouais, je lui mettrai bien un p’tit coup à cette salope, j’te l’dis camarade…

Dans son délire embrumé, il ne vit pas que le mari de l’objet de ses désirs sensuels n’était maintenant plus qu’à deux centimètres de lui et qu’il s’était pas approché pour lui faire une courbette et l’inviter à danser une valse.

Le cousin avait les deux bras dans le plâtre rapport à un différend avec son patron qu’avait omis de lui payer ses heures supplémentaires qu’il effectuait pourtant entre deux tiercés. Non il avait pu de bras mais il avait un ventre. On se méfie jamais assez d’un ventre. Bush a cherché les armes de destruction massive partout en Irak. Ça a couté la vie a beaucoup de soldats américains et de nombreux civils sauf qu’ils n’y avait pas plus d’armes de destruction massive en Irak qu’il y avait de l’eau dans mon verre.  L’arme de destruction massive existait bel et bien quelque part en France dans un PMU de province. L’arme c’était le bide de mon cousin.

Deux secondes plus tard, le Marcelin traversa la salle comme un avion sans ailes et sa tête alla se crasher dans une barre en métal qu’avait juste eu le mauvais goût de se trouver là et de dépasser du mur.

Les pompiers qu’étaient pourtant pas des esthètes le prirent en photo immédiatement avant de lui porter secours. Une œuvre d’art le Marcelin.

Ils ont dû scier la barre de métal pour le désincarcérer du mur. Ce con s’était endormi, il ronflait comme un alambic et pissait le sang comme un goret.

Ils ont rassuré mon cousin en lui disant qu’apparemment rien de vital n’était touché vu que l'animal avait déjà était trépané deux fois.

Les poulets étaient déjà là, tout excités de voir le carnage et assoiffés par l’émotion, ils offrirent une tournée au prévenu qu’ils avaient quitté une heure avant alors qu’ils inauguraient le bar du commissariat ensemble.

Mon cousin passa une nuit au gnouf où il avait ses habitudes. La maison poulaga avait même pris le soin de lui mettre une bouteille de sauvignon au frais dans le mini bar de sa cellule.

Il écopa malheureusement d’une sanction extrêmement sévère, que dis-je une punition dramatique puisqu’il fut interdit de bistrot pendant deux mois. Une violente émotion pour un assidu passionné de tout ce qui ressemble à du zinc comme mon cousin.

La vie reprit son cours dès le lendemain quand le bistrotier vit arriver la victime enrubannée comme un coton tige et lui demander un pastis. Il avait dans l’accident perdu le peu qu’il lui restait de mémoire ou il était pas rancunier car la première chose qu’il me demanda fut :

- Ben il est où le cousin ? Il est pas malade au moins ?

Par Milène se déchaîne - Publié dans : Textes - Communauté : L'Essaim d'Esprits
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